Voilà une grande question qui ne manquera pas d'intéresser les prestataires de formation de tous types :
Les grands organismes de formation qui souhaiteront montrer que l'on peut investir de nombreux thèmes de formation sans que cela n'affecte la qualité des prestations,
Les organismes de formation de taille moyenne qui souhaiteront développer leur notoriété sur un marché qui manque encore de lisibilité,
Les prestataires de formation indépendants, généralement spécialisés sur un petit nombre de domaines d'expertise, et qui souhaiteront valoriser le résultat de leurs efforts dans le cadre d'une relation de proximité avec leurs clients et de co-construction de l'efficacité de leurs formations.
Si vous vous reconnaissez dans l'une de ces catégories, alors une interview parue sur le site de Focus RH ne manquera pas de vous intéresser. Delphine Dupuis, Chef de Projet Formation chez Arpege, spécialiste de la Relation Client, du management et du développement personnel, y explique les tenants et les aboutissants de sa collaboration avec l'équipe Formaeva, spécialiste de l'évaluation des formations.
Cette nécessité de faire appel à un tiers évaluateur pour évaluer l'efficacité des formations est également soulignée dans le cadre d'un article récent.
Qui seraient les grands gagnants de cette relation tripartite (client, organisme de formation, tiers évaluateur) ? Le salarié formé ? Il est certain qu'une formation toujours plus efficace (car évaluée) ne pourra qu'être bénéfique pour son développement. Mais les grands gagnants sont peut-être ailleurs. En l'occurrence, je pense que l'organisme de formation et le client auraient tout à gagner dans l'évaluation :
L'organisme de formation pourrait valoriser concrètement l'efficacité de ses actions, avoir un retour régulier via des informations fiables et pertinentes qui lui permettraient de disposer d'une base solide pour échanger avec son client... parfois pour discuter de futures interventions.
Le responsable formation bénéficierait de formations toujours plus efficaces et pourrait fièrement montrer à sa direction générale que le plan de formation qu'il soumet chaque année est toujours plus efficient et efficace. Il serait reconnu comme un véritable gestionnaire à part entière et sa légitimité en interne n'en ressortirait que grandie.
Il ne faut pas considérer l'évaluation de la formation comme une menace : évaluation ne doit pas rimer avec notation, et encore moins avec sanction. Évaluation doit rimer avec amélioration. Or, comment progresser sans feedback ? Il faut imaginer l'évaluation des formations dans la même logique que celle des visites mystères :
Le client ne doit s'occuper de rien (l'organisme de formation comme le responsable formation ont généralement bien d'autres chats à fouetter...), il reçoit juste les résultats qui l'intéressent.
Cela est généralement mieux accepté en interne que l'évaluateur soit un tiers extérieur à l'entreprise.
La neutralité du tiers évaluateur est un gage de sérieux et de crédibilité pour les organismes de formation (difficile d'être juge et partie...).
Au final, ce sont bien les intérêts des organismes de formation et des responsables formation qui seraient promus dans cette histoire.
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